Mercredi 11 mars 2009
3
11
/03
/Mars
/2009
17:07
Publié dans : Interviews
Persuadé de son talent, son entourage l’attendait depuis longtemps. C’est désormais chose
faite, Oncle Ben est la nouvelle signature du label Motown France. S’il a déjà fait son trou parmi les princes de la soulnation
française, c’est en live, seul ou aux côtés de pointures telles qu’India Arie qu’Oncle Ben a gagné ses galons de lover. Présentations.
Orbeat : Oncle Ben, ça ne s’oublie pas comme nom. Il faut que tu nous expliques…
Oncle Ben : (Rires) J’ai toujours été fan d’un style à l’ancienne, celui des années 60’. Je mets souvent des noeuds papillons, sur scène comme à la ville… Je m’appelle Benjamin, pour mes amis c’est
Ben. Le rapprochement avec l’image du vieux renoi sur les boites de riz était facile. Tout le monde m’a fait le coup du « Oncle Ben, c’est toujours un succès ». On me l’a fait à toutes les sauces
(rires).
Or : Pour ceux qui ne te connaissent pas tu chantes soul et nu soul… mais comme tu es originaire de la même ‘‘bourgade tourangelle’’ que l’essentiel de l’équipe d’Orbeat, je sais que tu faisai
un peu de gospel…
O.B : Oui… (Rires) Avec le Fitiavana Gospel Choir… C’est un exercice parmi d’autres. Ca me permet de travailler ma voix et de chanter en choeur. La troupe fait des mariages ou des enterrements. En
plus ça me permet de trouver la rigueur qui peut me manquer parfois en répét’…
Or : Alors ça y est tu as signé chez Motown France. Ca te met la pression ou pas du tout ?
O.B : La pression je l’ai toujours eue (rires). Mais c’est ce que j’aime. J’ai maintenant tout ce qu’il faut pour me faire vraiment plaisir. Je pense qu’il y aura notamment pas mal de surprises
côté featuring. Des choses que je n’aurais pas pu faire avec mon petit carnet d’adresse. Donc c’est mortel !
Or : Et du côté français, tu envisages des duos ?
O.B : Pas pour le moment. Sandra, Rony, Sly(ex membre du Saïan) ou moi faisons des évènements ensemble pour défendre une musique qui ici n’est pas tellement reconnue. On est 25, on vient et on fou
le bordel dans une salle. Mais en revanche nous avons tous conscience que pour nos albums, chacun a besoin de faire sa place et d’avoir un délire identifiable sans forcément faire venir les
potes.
Or : Est-ce que tu penses que Motown France a vraiment les moyens de rivaliser avec ce qui s’est fait à la grande époque : Marvin Gaye, Diana Ross, Stevie Wonder… ?
O.B : Non et ce n’est pas dans nos prétentions. Il n’y a pas de rivalité mais du respect. L’époque de la très grande black music est de toute façon révolue. Marvin Gaye ou Diana Ross sont des
légendes et leurs albums sont des classiques de la soul. Aux Etats-Unis, le label est devenu beaucoup plus rock et seules India Airie et Erykah Badu ont repris le fl ambeau. Mais cela reste très nu
soul. En France, il y avait jusqu’à maintenant Vitaa et Dan Kamit.Je suis le premier à vouloir tenter de marcher sur les traces de Motown à l’ancienne. Donc ce n’est qu’un premier pas…
Or : La première partie de Vitaa, cela a joué ?
O.B : Je dirais que cela a amorcé les choses. Sébastien Catillon (le boss de Motown France) présent à ce moment là est revenu me voir à l’Opus. C’était mon premier concert solo. Diam’s était
présente également. Ils n’en sont pas revenus de voir une salle blindée au point de devoir recaler du monde. Je pense que ça a été le déclic. C’était du style : ‘‘ C’est qui ce mec qui débarque de
nulle part et qui te blinde une salle ? ’’ (rires). Ensuite, c’est aussi lié à mes quelques premières parties comme Musiq Soulchild ou India Arie.
Or : Justement, comment un petit gars de province arrive en première partie de tels artistes ?
O.B : C’est grâce à mon My Space*. C’est un super bon outil de communication. Après une première visite, Laure Milan m’a invité à faire sa première partie. A partir de ce moment là les propositions
se sont multipliées. Tous ces concerts ont été de grands moments. En particulier quand India Arie m’a rappelé pour faire un boeuf avec elle. La salle était en ébullition et moi aussi. Il y avait
vraiment un pur feeling.
Or : Tu peux me parler de ton futur album prévu pour 2009 ?
O.B : Ce que je peux te dire c’est que nous avons les moyens de voir très loin. L’album devrait être mixé par une brute du genre Russel Elevado (Vodoo de D’Angelo). J’aimerais beaucoup inviter
Anthony Hamilton ou John Legend… A l’heure actuelle j’ai de quoi faire un bon 13 titres, avec toutes les ambiances que je recherchais. Reste à savoir avec quels musiciens, quels réalisateurs et
dans quel pays.
Manon Bougault / Augustin Legrand
Derniers Commentaires