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Il paraît que la boxe est une calamité pour les neurones ! Il aura fallu que Richard Kouglov, notre tête chercheuse londonienne se fasse
inviter à un combat de chessboxing pour découvrir une alternative à la guerre des chaires. Il fallait y penser : un round de boxe, un round
d’échec, un round de boxe, un round d’échec. Un match de 11 rounds, où le K.O tombe sur un échec et mat, ou sur une droite vicieuse.
Il faut donc au minimum 2 boxers/chessplayers, mais le casting de la soirée était bien plus riche. Une clientèle de pub assoiffée ; un dj mixeur de
funk/reggae/rap ; un commentateur spécialiste des échecs ; un animateur de soirée ; un arbitre de boxe, et sa femme en tenue de samba pour animer les interludes. Si quelqu’un se
fait chier, l’arbitre de boxe file tout droit dans le public pour inviter la première mini jupe alcoolisée à un rock’n’roll endiablé. Sur fond de bar et de boule à facette, les combattants
alternent 3 minutes de boxes et 4 minutes d’échecs sur le ring. « C’était énorme, les mecs déplaçaient leurs pièces, la main gauche libérée du gant, avec la gueule dégoulinante de
sueur », raconte Richard, tout content de sa soirée surréaliste. « Pendant que les mecs jouaient aux échecs avec des boules quiès sur les oreilles, le commentateur se moquait du
genre : mesdames messieurs je vous explique, le combattant en short rouge vient d’avancer sa tour, et c’est clairement digne d’un sombre abruti ! ». Mais le meilleur reste
certainement le contraste entre le professionnalisme de l’organisation et ce spectacle complètement saugrenu. De l’excentricité à l’anglaise. Un billet pour l’Eurostar s’il vous plaît.
mBz
C'est du lourd.