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    <title><![CDATA[Orbeat magazine, le blog (Interviews)]]></title>
    <link>http://www.orbeatmagazine.com/categorie-10820328.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Interviews&quot; du blog &quot;Orbeat magazine, le blog&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 13:30:52 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 05 Feb 2012 13:30:52 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.orbeatmagazine.com</copyright>            <category>Interviews</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[L'INTERVIEW NESSBEAL]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-ness-le-padawan-en-route-vers-le-sommet-53325723.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><img height="600" width="399" alt="ness-9-c-VivienLavau" class="GcheTexte" src="http://img.over-blog.com/399x600/2/72/10/70/A-classer/ness-9-c-VivienLavau.jpg">Nessbeal est de retour avec
    son troisième album sobrement intitulé «&nbsp;Ne2s&nbsp;». Enregistré à Caen et réalisé par Skread, cet opus prouve une nouvelle fois qu’il est l’une des plus belles plumes du rap français. Mais
    cette fois ci il compte bien le faire entendre au plus grand nombre. Rencontre avec un clown triste bourré de talent et de sensibilité.</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>Nessbeal, parle-nous un peu de cet album…</strong>
  </p>
  <p>
    Cet album c’est mon troisième, et c’est réellement le troisième chapitre de ma vie. C’est clairement celui pour lequel je me suis le plus amusé, où je me suis le plus amusé en studio. Pour
    l’enregistrer j’ai complètement changé de contexte parce que tout s’est fait à Caen. Skread a fait la plupart des prods, c’est lui le directeur artistique de Ne2s. C’est un album stupidement
    génial…
  </p>
  <p>
    <strong>A l’écoute de cet opus on ressent une réelle évolution de ta part, comme si tu avais mûri, accepté et compris certaines choses&nbsp;; un peu comme si le roi avait enfin accepté sa
    couronne…</strong>
  </p>
  <p>
    C’est totalement vrai, je n’ai plus les doutes que j’avais avant, je sais qui je suis maintenant. J’ai grandi. Je n’ai plus la pression car j’ai pris conscience de mes qualités et capacités. J’ai
    franchi un cap. Après avoir vécu une longue traversée du désert, je me sens plus en phase avec moi-même aujourd’hui.
  </p>
  <p>
    <strong>Je</strong> <strong>t’ai entendu dire en interview que tu avais fait Ne2s en gardant à l’esprit une priorité d’élargir ton public, c’est vrai&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p>
    Je voulais que cet album parle à tout le monde. A la différence des deux premiers qui n’étaient pas faits pour passer en radio. Et si tes sons ne tournent pas à la radio tu n’existes pratiquement
    pas, à part dans le microcosme du hip hop. Et ca je m’en suis rendu compte lors de mes voyages, les gens ne me connaissent pas… &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Roi sans couronne a été salué par le public, mais boudé par les radios et autres médias, comment expliques tu ce paradoxe et est-ce que tu penses en être en partie à l’origine ?</strong>
  </p>
  <p>
    Bien sûr c’est en partie de ma faute. A l’époque de Roi sans couronne, je n’étais pas doué pour la promo, et je n’aimais pas ça. Je croyais qu’il suffisait de faire un album et qu’ensuite c’était
    terminé. Aujourd’hui j’ai conscience qu’un album ça se défend. Je dois même avouer qu’avant la sortie de Roi sans couronne je savais déjà que c’était foutu… J’avais compris comment fonctionnait
    le business, les ficelles du métier&nbsp;; et je savais que c’était foutu d’avance, les choses ne s’étaient pas faites comme il le fallait. Et comme je le dis dans Ne2s, je suis quelqu'un qui se
    tire des balles dans le pied…Il m’est arrivé de monter sur scène bourré, ou d’oublier mes textes, des trucs comme ça. Avant j’étais nul en interview, à tel point que certains pensaient que ce
    n’était pas moi qui écrivais mes textes&nbsp;! Ca a toujours été un point faible chez moi, je ne connais pas mes textes, je ne les retiens pas. Je suis comme ça&nbsp;; mais j’y travaille. Mon
    entourage du moment ne m’a pas tellement aidé non plus. Ensuite ma maison de disque m’a viré, je me suis retrouvé au point de départ, comme si je n’avais rien fait. Et là ça a été la traversée du
    désert, le vide&nbsp;; quelque chose qui s’apparente à la dépression. Donc je me suis remis en question, et je pense qu’à chaque album il faut se remettre en question. Pour tout, pas simplement
    pour la musique. Aujourd’hui ça va, je ne suis plus gêné, j’assume, je suis en phase avec moi même.
  </p>
  <p>
    <strong>D’où te vient ce style d’écriture si poétique et toujours imagé, allégorique, et finalement en contraste radical avec ta manière de parler&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>Je suis quelqu'un de sensible. Ma musique, elle vient du cœur. Parfois, je vois des choses banales ou des expressions de visages qui vont me toucher parce que je lis et je
    ressens la tristesse dans les yeux. Je suis un écorché. Quand des gens me disent «&nbsp;Tu as l’air bien Nessbeal tu as bonne mine&nbsp;!&nbsp;» ou «&nbsp;Tu as l’air heureux ça se
    voit&nbsp;!&nbsp;», j’ai envie de leur dire que s’ils voyaient dans quel état je suis à l’intérieur, ils partiraient en courant. Mais mon écriture tout en images et allégories, c’est inconscient,
    et en même temps cela fait partie de moi car dans ma famille on parle avec des images tout le temps&nbsp;: ma mère, mes grands-parents. C’est un héritage de tradition orale.
  </p>
  <p>
    <strong>Raconte-nous comment est né le morceau <em>Ma Grosse</em> en featuring avec Orelsan…</strong>
  </p>
  <p>
    Je me suis dit qu’il fallait que je fasse un morceau sur mes goûts en matière de femmes. Et il se trouve que j’aime les femmes qui ont des formes, j’ai toujours été comme ça et mon entourage le
    sait (rires). Connaissant Orelsan et son humour noir, je savais qu’à nous deux on pouvait faire quelque chose de pas mal… Moi-même quand j’écrivais les couplets je riais tout seul, et lorsque
    j’ai entendu les paroles d’Orelsan, alors là, j’étais mort de rire.
  </p>
  <p>
    <strong>Dans un tout autre registre, tu te confies beaucoup dans l’intimiste <em>Balle dans le pied</em>…&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    Oui, je suis un écorché vif, je me fous du monde sans m’en foutre, je suis sociable tout en étant un associable. En fait je suis un paradoxe ambulant. J’aime être seul, dans mon monde. Je me suis
    tiré une balle dans le pied très jeune déjà. J’ai gâché ma scolarité, j’étais un enfant ingérable.
  </p>
  <p>
    <strong>Pourquoi te voit-on si peu sur scène&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p>
    Je sais… C’est dommage. Mais je vais y remédier. Hier soir encore j’y pensais et je réalisais le nombre de morceaux que je n’ai jamais fait sur scène&nbsp;! Et quand le moment des concerts
    arrivera ce sera la folie parce que j’ai trois albums dans les jambes là&nbsp;!!! Jai envie de voir mon public, de le rencontrer, de partir en after avec lui&nbsp;! (Rires) Il ma fallut une
    traversée du désert pour me rendre compte de tout ça. Tout le monde en a eu une au moins une fois dans sa vie&nbsp;; moi j’aurais pu y rester. C’est un arc en ciel de situations et de sensations
    désagréables. Mais aujourd’hui je prends conscience de mon potentiel.
  </p>
  <p>
    <strong>Cette traversée du désert a donc été très bénéfique pour toi&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p>
    Oui, énormément. Maintenant j’ai le goût à faire les choses. J‘apprends vite, et j’ai pleins d’idées. Aujourd’hui j‘ai envie de faire pleins de trucs, même le cinéma m’attire. Il y a beaucoup de
    réalisateurs et de scénaristes qui vont prendre leur retraite, il y a une relève à assurer&nbsp;! Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter Nessbeal&nbsp;? D’abord la santé, et mon épanouissement
    personnel.
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong>Propos recueillis par Julie Pujols Benoit</strong>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong>Photo : Vivien Lavau</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ne2S, Sony Music
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 02 Jul 2010 18:06:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">62b9e4e9ce787c039a54062bd3fb88f4</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-ness-le-padawan-en-route-vers-le-sommet-53325723-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dialect Music : «Notre musique est vivante»]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-dialect-music-notre-musique-est-vivante-51249857.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><img src="http://img.over-blog.com/338x500/2/72/10/70/A-classer/DIALECT_Music-1Credit_FHSA.jpg" class="GcheTexte" alt="DIALECT Music-1Credit FHSA" width="264" height="390">Avec leur
    premier album « Parlez-vous Dialect » sorti le 17 mai dernier, le groupe <span style="color: #ffffff;"><span style="background-color: #000000;"><a href="http://www.myspace.com/dialectlaspeciale"
    target="_blank">Dialect Music</a></span></span> passe la vitesse supérieure et se lance à l’assaut des bacs et de nos oreilles. Défenseurs d’une musique hip-hop métissée, ouverte et " organique
    ", le combo vise la reconnaissance artistique à grande échelle, sans pour autant galvauder son identité originale. Gas, un artiste aux multiples facettes, est le frontman de l’équipe. Il vous en
    dévoile quelques-unes avec sourire et humour !</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Si tu devais te présenter en trois mots ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors, je dirais… soldat… clown… et observateur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Observateur…comme un scientifique qui se respecte en somme ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    (Rires) Oui, si on veut (Gas est en parallèle chercheur en biologie, <em>Ndr</em>). Déjà plus jeune, en survêt dans mon quartier lyonnais, on m’appelait le « sciencé ». Je crois que ça
    retranscrit bien qui je suis. Je suis quelqu’un avec un parcours assez urbain, assez classique pour ce qui est du rap. Avec en plus ce petit côté scientifique chercheur qui fait halluciner tout
    le monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>A quand remontent tes débuts dans le rap ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans les années 90, vers 12 ou 13 ans. Je me rends compte que je peux partager à travers le hip-hop les petits poèmes que j’écris seul dans mon coin. C’est le vrai point de départ. Ça commence
    avec les premières cassettes, les premières émissions hip-hop. J’écoutais de la musique africaine, un peu de variété ou Michael Jackson. Il y avait une vraie émulation. Les gens se lançaient dans
    la danse, le beatbox, le graff etc. C’est vraiment à ce moment-là que je m’attache à cette culture et que je décide de m’investir dedans. J’avais alors ce petit complexe du mec qui n’est pas
    musicien, mais que j’ai surmonté avec le temps.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Tu parlais de tes premiers textes, aujourd’hui ils sont très travaillés… Quelle est ta méthode ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En général, j’ai une phrase ou un thème que je garde en tête un certain temps. S’ensuit une période de deux ou trois semaines où je vais observer, m’imprégner de tout ce qui peut m’inspirer,
    avant de me pointer devant la feuille blanche. Le travail de mes musiciens m’inspire beaucoup. On se comprend sans même avoir besoin de se parler. On lâche une note, un rythme et les mots
    viennent assez naturellement. Le plus souvent, j’écris sur les sons : ça commence par une couleur, puis un sentiment pour déboucher sur un thème. Dans l’équipe, on aime bien dire que nos morceaux
    sont des billets d’humeurs.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><img src="http://img.over-blog.com/300x204/2/72/10/70/A-classer/100404-dialect-docks40-1455.jpg" class="DrteTexte" alt="100404-dialect-docks40-1455.jpg" width="348" height="236">Comment
    la connexion s’est-elle établie entre toi tes musiciens ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vers 2003, dans les environs de Lyon, un ami musicien me présente une de ses connaissances qui cherche un rappeur/chanteur. A l’époque, ils étaient en fait neufs. J’étais très intéressé par le
    fait de rencontrer des gens qui ne s’arrêteraient pas à mon parcours de rappeur assez "street". Ils étaient issus d’univers complètement différents du mien. Pourtant, le feeling est super bien
    passé. Le temps à voulu que certains s’éloignent tandis que d’autres se rapprochent. En 2005, le groupe s’est stabilisé et Dialect Music est né (Jimmy Pallagrossi à la batterie, Sylvain « SBE »
    Berger au clavier, Guillaume Boudou à la basse, Thomas Mayade à la trompette, Damien « Dam’s » Gomez au saxophone et Christophe Obadia à la guitare, Ndr).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Pourquoi ce nom Dialect Music ? Et que penser du hip-hop " organique " que vous mettez en avant ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C’est simple, on considère tous que la musique est un langage universel, un dialecte qui permet de toucher tout le monde. Pour ce qui est du hip-hop " organique ", cela ne se justifie pas
    seulement par l’usage d’instruments en live, c’est aussi et surtout une façon de dire que notre musique n’est pas cloisonnée. Elle est vivante. Elle vibre et absorbe ce qui l’entoure pour devenir
    personnelle, unique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>L’aventure Dialect Music dure depuis 2005, le premier album sort en mai 2010, pourquoi ce laps de temps ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nous avons sorti un premier EP intitulé « La spéciale ». Mais c’est vrai qu’on commence à mieux maîtriser l’aspect promo. Jusque là, on n’avait jamais vraiment cherché à communiquer en masse,
    considérant que notre projet n’était pas encore assez mûr. En revanche, on a enchaîné concert sur concert, à base de 40 à 50 dates par an, en misant sur le bouche-à-oreille dans le jazz et le
    hip-hop. Aujourd’hui, on considère que l’on est prêt pour se faire connaître et se développer à un autre niveau, artistiquement et structurellement. De fait, Dialect Music voyage beaucoup,
    d’Annecy à Berlin en passant par Varsovie rien que pour ce début 2010…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Quel genre de public peut-on rencontrer lors de vos performances ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C’est super varié, de l’amateur de hip-hop aux puristes du funk et de la soul… On n’a pas vraiment de public déterminé en fait, il n’y a pas de logique de cible. C’est une volonté de notre part
    de nous adresser à tout le monde, de ne pas se poser de barrières. On fait de la musique en général. Apprécie qui veut. Voilà, on peut dire qu’on s’adresse aux gens qui sont capables de recevoir
    et de ressentir ce qu’on leur propose. Beaucoup pensent la musique de façon très cloisonnée, le hip-hop d’un côté, le rock d’un autre, etc. Sauf qu’aujourd’hui, ça ne se passe plus comme ça. Les
    styles se mélangent, les étiquettes sont de plus en plus difficiles à coller et je crois que de ce point vue, notre démarche s’avère plutôt actuelle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Ça peut être aussi plus difficile de s’assurer une base de fans…</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Oui et non. Tout dépend de l’objectif. Si on avait été dans une logique de rentabilité et d’immédiateté, je dirais oui. Mais nous avons envie de faire évoluer notre musique au gré de nos propres
    évolutions en tant qu’humains. J’entends souvent des rappeurs dire : <em>« Après 25 ans c’est fini, le rap faut arrêter. »</em> On peut le voir comme ça. Mais bon, je vois des mecs de 50 piges
    aux Etats-Unis qui sont toujours dedans. Je crois que tout dépend de la définition que l’on se fait de la musique et de comment on vit avec elle. Donc je pense que notre façon de faire est sur la
    durée. C’est peut-être plus laborieux mais beaucoup plus gratifiant. Avec des résultats peut-être plus solides.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><img src="http://img.over-blog.com/500x340/2/72/10/70/A-classer/100404-dialect-docks40-1468.jpg" class="GcheTexte" alt="100404-dialect-docks40-1468.jpg" width="322" height="218">Tu peux
    nous parler un peu de ce track " Chaque seconde " avec Roy Ayers qui figure sur votre album ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J’ai toujours beaucoup aimé Roy Ayers, pour son style et pour tout ce qu’il a apporté dans la musique en général. Il est l’un des plus samplés en hip-hop avec James Brown et je n’ai pas hésité
    quand l’opportunité s’est présentée. En studio, c’était très marquant de côtoyer cette légende vivante. En plus nous n’avions sorti cette chanson qu’en vinyle en 2008 et en plus en édition
    limitée. Personnellement, j’ai l’impression d’avoir bouclé la boucle en collaborant avec lui (sourire).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>A l’heure actuelle, quelles seraient tes collaborations rêvées ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Hum… il y en aurait beaucoup… je dirais André 3000, Nneka et Karima Francis, une jeune artiste anglaise dotée d’une voix superbe, ça fait un peu penser à Tracy Chapman, mais elle a tout de même
    un univers bien à elle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Le mot de la fin ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J’ai toujours voulu avoir plusieurs vies. Si ça marche avec la musique, tant mieux. Mais ça ne me fait pas peur d’explorer, d’essayer de nouveaux chemins. Nous n’avons qu’une seule vie, il faut
    tout tester !
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong>Propos recueillis par Thomas Fédérici</strong>
  </p>
  <p style="text-align: right;"></p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff0000;">Dialect Music "Parlez-vous Dialect ?" Disponible depuis le 27 mai</span>
  </div>
  <div>
    <strong><strong><img src="http://img.over-blog.com/300x297/2/72/10/70/A-classer/CoverDIALECT.jpg" class="GcheTexte" alt="CoverDIALECT.jpg" width="300" height="297"></strong></strong>
  </div>
  <div>
    <strong><strong><br></strong></strong>
  </div>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <div style="text-align: center;"></div>
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  <div style="text-align: center;"></div>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
      <strong><object type="application/x-shockwave-flash" height="289" width="384" data="http://www.dailymotion.com/swf/video/x8sspe">
        <param name="data" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x8sspe">
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        <param name="allowScriptAccess" value="always">
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        <param name="allowfullscreen" value="true">
      </object></strong>
    </div><br>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Fri, 28 May 2010 21:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7b19e2eaa3c70a218f62c13ee44b8934</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-dialect-music-notre-musique-est-vivante-51249857-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Guru : Quand il y eut un roi !]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-guru-quand-il-y-eut-un-roi-50340359.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 18pt;">INTERVIEW CULTE</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 18pt;">« Je continuerai de construire ma légende » (Guru)</span></strong>
  </p>
  <p>
    <img width="405" src="http://idata.over-blog.com/2/72/10/70/A-classer/guru-retouche.jpg" alt="guru-retouche.jpg" height="486" class="GcheTexte">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Le 19 avril dernier, Guru s'en allait. Guru est mort. C'est toute une époque qui se referme et un énorme héritage musical qui restera éternellement. Car, si peu de groupes auront illuminé
    les années 90 aussi intensément que Gangstarr, on remerciera aussi Jazzmatazz et sa fusion jazz pour avoir amené bon nombre de non initiés au hip-hop. Guru nous quitte ainsi sans avoir jamais
    retourné sa veste, sans avoir fricoté avec le camp des&nbsp; <em>sellouts</em> (littéralement « les vendus ») qu'il dénonçait si souvent sur ses disques. Et alors que les 2 derniers Gangstarr se
    refermaient sur “In memory of” et “Eulogy”, tributes nécrologiques dans lesquels Guru saluait, avec sa sobriété habituelle, ses confrères trop tôt disparus. A l’annonce de la disparition du
    “owner”, c’est toute la communauté hip-hop et même musicale qui a rendu un dernier hommage à l'une de ses figures les plus respectées.</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Nous avons eu la chance de rencontrer la légende une dernière fois à l'automne 2009, lors de son dernier passage à Paris, pour l'occasion accompagné de son désormais inséparable acolyte
    Solar. Lequel après avoir signé la production du 4ème Jazzmatazz, a repris les manettes sur un dernier opus solo « Lost &amp; Found ». Un album de revival Old School façon 2009, sur lequel on
    retrouve la verve consciente du Guru, plus éloquente que jamais, dès qu'il s'agit de prôner un retour à l'esprit originel du hip-hop. Visiblement fatigué (aucune information n'a alors encore
    filtré sur la détérioration de l'état de santé du rappeur), on sent Guru quelque peu vulnérable ce jour là, stressé notamment par les photographes présents qui shootent à la volée sa nouvelle
    silhouette largement amaigri et qu'il essaye à plusieurs reprises de recadrer. Surtout Guru s'appuie largement sur l’épaule de Solar, lui en pleine forme pour gérer la promo de l'album. C'est
    même avec le producteur seul que débute l'entretien. Guru nous rejoint après quelques minutes et nous salue sans conviction. Le rappeur serait-il définitivement en mode off ? Finalement l'icône
    s'anime à mesure que tombent les questions sur cette cause nommée HIP-HOP à laquelle il a dévoué toute sa vie. Un passionné qui le restera jusqu'à son dernier souffle...</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><br></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Orbeat : Guru, le premier souvenir que j'ai de toi, c'est ton fameux duo avec MC Solaar vers 1993. Toi qui parle souvent des <em>sellouts</em> dans tes textes, tu sais que la carrière de
    Solaar a pris une tournure bien plus commerciale depuis ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Guru :</strong> Je n'ai pas suivi sa carrière de près ces dernières années. Tout ce que je sais c'est qu'à l'époque je voulais montrer la diversité internationale qui commençait à se
    révéler. Des choses intéressantes commençaient à naître, entre autre en France, et je trouvais excitant de dresser une passerelle, de montrer que le hip-hop se propageait et s'enrichissait dans
    d'autres pays.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Orbeat : Le titre de l'album, « Lost &amp; Found » (perdu et retrouvé), fait-il référence au hip-hop ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Guru :</strong> Oui. Mon but n'est d'attaquer personne, mais on est à un stade ou une certaine forme de rap a perdu sa signification, à force de trop se frotter au business. Et c'est ce
    rap là qui tire la couverture sur lui. Je voulais montrer que dans l'<em>underground</em>, le mouvement est toujours vif et bouillant. On continue de progresser sur le beat et de mettre la barre
    toujours plus haut pour les lyrics. Cet album c'est le hip-hop en 2009, pas celui de 2006. Le rap game continue d'avancer artistiquement et nous voulons en témoigner.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Orbeat : Quel est selon toi la sensation qui va prévaloir à l'écoute de l'album ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Guru :</strong> Le fait qu'on a vraiment pris du plaisir à concevoir ce disque. On avait quelque chose à dire. La stimulation était là. Et puis il y avait peut-être moins d'attente cette
    fois et du coup on a vraiment pu aller là où on le voulait.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Orbeat : Solar, beaucoup de gens t'ont découvert avec le 4ème volume de la série Jazzmatazz (ndr: The Hip-Hop Jazz Messenger : Back to the Future). Que représente cet album pour toi
    ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Solar:</strong> C'était à la fois une opportunité unique et quelque chose de problématique, selon la façon de voir les choses, car à chaque fois que tu as un 4ème album tu dois arriver à
    te renouveler. Quel va être l'intérêt pour les gens si c'est juste une compilation de ce qu'on trouvait dans les 3 premiers ? Le pari était donc de faire un album de Jazzmatazz que l'on n’avait
    jamais entendu avant. En studio, on s'est rendu compte qu'il y avait tout ces nouveaux éléments : Common, Damian Marley, Slum Village ou Blackalicious qui se fondaient parfaitement dans le projet
    et qui lui donnaient une envergure qu'il n'avait encore jamais eu. Le résultat était brillant et nous a offert de toucher un public qui ne connaissait pas le concept de Jazzmatazz, tout en
    gardant les premiers fans. Une vraie réussite. C'était une nouvelle incarnation plus purement hip-hop qui a converti beaucoup de fans de rap underground.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Orbeat : Ce n’est pas trop dur quand tu fais un album avec Guru de savoir qu'il y en aura toujours pour comparer ton travail avec celui d'un monstre comme DJ Premier ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Solar :</strong> Je pense que c'est une bonne formule pour Guru, car mes prods sont tellement éloignées de celle de Premier qu'il est difficile de nous comparer. Cela permet à notre
    travail d'être apprécier pour ce qu'il est. Quand tu vois tellement de producteurs qui essaient désespérément de faire revivre le son des années 90… Et puis je vais te dire, on me compare déjà à
    Kanye West et à Will I Am, donc j'ai l'habitude (rires). Perso, je m'occupe seulement de prendre du plaisir dans ce que je fais.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><img width="307" src="http://idata.over-blog.com/2/72/10/70/A-classer/guru-1.jpg" alt="guru-1.jpg" height="381" class="GcheTexte">Orbeat : Guru, avec Chuck D et quelques autres, tu es
    l'une des dernières légendes de l’âge d’or à rester active et pertinente. Te considères-tu comme une preuve vivante que le hip-hop est un vrai mode de vie et de pensées et pas juste un truc
    d’adolescents ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Guru :</strong> On en revient à ta question sur le titre de l'album. Ils ont essayé d'emballer le hip-hop et de lui coller un sticker : récupéré, emballé, vidé de son essence. Mais ceux
    qui ont l'amour du son et des lyrics ne se sont jamais posé cette question. Ils savent que le hip-hop n’a pas de frontières et n’est sûrement pas une question d’âge. Quant à moi, je continue et
    je continuerai de construire ma légende. Le passé est le passé. C'était grand mais seul le présent m'importe. J'aborde aujourd’hui les meilleurs chapitres de ma carrière. Cet album va apporter
    des perspectives nouvelles tout en reconnectant les gens à cet esprit, cet élan créatif qui a autrefois défini le hip-hop.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Orbeat : Tu penses que ce sont les rappeurs qui portent la responsabilité de cette dilution de la culture hip-hop ?</strong> <strong>Entre ceux qui essaient de faire revivre le son des
    90's&nbsp;et d'autres qui ne pensent qu'à appliquer les recettes commerciales, où est passé le désir de faire avancer le « game »?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Guru :</strong> C'est surtout l'industrie qui a instauré ce climat dans lequel tu as l'impression que c'est nécessairement le mainstream qui doit guider les goûts du plus grand nombre.
    C’est regrettable, mais nous sommes là pour apporter des solutions. Les gens aiment le hip-hop pour sa faculté à exprimer leur vision de la société dans laquelle ils vivent, l'endroit d'où ils
    sont issus, etc. C'est ce qu'ils viennent chercher et nous en sommes la preuve : nos shows affichent complet et l'album est sur le point d'atteindre les 500 000 ventes. Inutile de te dire que
    c'est énorme pour un disque purement underground.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Orbeat : Guru, mon album préféré de Gangstarr est « Daily Operation ». J'aurais été curieux de connaître le tiens ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Guru :</strong> C’est sans conteste « Step in the arena» ! C’est l’album qui a confirmé le fait que nous avions un grand rôle à jouer. Tu sais quand je me ballade dans les rues de New
    York, il y a encore des gens qui m'arrêtent et disent « Eh Gangstarr ! », ça me fait sourire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Orbeat : C'est normal en même temps. Gangstarr est l'un des plus grands groupes de l'histoire du hip hop...</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>(Solar coupe)</strong> : Non, je crois que tu as mal compris, ces gens pensent que Guru est physiquement Gangstarr, que c'est son nom ! Au moins ils connaissent une bonne référence
    (rires)...
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong>Propos recueillis par Jean Berthet</strong>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong>Photos : Cyrille Dumont-Dotsou<br></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 May 2010 11:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">77ce2deed8b8239c4e1038545dd6d092</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-guru-quand-il-y-eut-un-roi-50340359-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Rocé : Un homme dans la ville !]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-roce-un-homme-dans-la-ville-49441902.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><img src="http://img.over-blog.com/500x333/2/72/10/70/A-classer/Roce_-jeanne-dubois.jpg" class="CtreTexte" alt="Roce_-jeanne-dubois.jpg" width="500" height="333"></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Quatre ans que les inconditionnels de Rocé attendaient sont retour. Après « Identité en Crescendo » en 2006, Rocé maintient le cap d’une volonté constante de changer toujours d’univers.
    Après avoir côtoyé le jazz avec son précédent opus, il revient à un style plus rap, mais toujours aussi réfléchi avec « L’Etre humain et le réverbère ».</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>L’être humain est le fil conducteur de ton album. Est-ce que l’on peut te considérer comme une sorte de sociologue du rap ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je ne sais pas. Ce que j’essaie de faire avant tout, c’est de la musique. C’est vrai que je m’efforce d’écrire des textes assez fouillés et réfléchis, avec des lignes directrices clairement
    définies. Mais, contrairement aux sociologues, je ne vais pas pour autant faire un travail de recherche pour cela. C’est plutôt du registre de la simple analyse personnelle !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Tu sembles pourtant faire pas mal référence à Guy Debord, en parlant de la société du spectacle (cf "Si peu comprennent")…</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je n’y fais pas référence directement. Certes, il y a des parallèles envisageables que beaucoup on d’ailleurs fait, mais je ne m’en étais pas inspiré. Ce sont des proches qui m’ont fait remarquer
    que certains thèmes que j’abordais étaient similaires. Ce n’est qu’ensuite que j’ai pris le temps de le lire. C’est un livre qui m’a effectivement touché, mais que j'ai pas utilisé comme base
    d’inspiration.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Le rapport aux médias est un des principaux axes d’analyse de ce livre… Quelle relation entretiens-tu avec eux et quel regard portes-tu sur eux ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je pense qu’il est devenu presque impossible pour un média de travailler de manière indépendante et objective. Je ne généralise pas, mais j’ai le sentiment que la plupart des personnes qui
    travaillent dans les médias ne sont là que pour rendre des boulots qu’on leur a demandé, sans prendre le risque d’une prise de position. Les prises de positions, lorsqu’elles sont affichées,
    tirent malheureusement souvent sur des préjugés. Les médias sont devenus des sortes de chiens de garde de la société, de par leur complaisance avec le pouvoir et de par leur immobilisme face à la
    situation dans laquelle nous sommes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Est-ce cela qui explique une certaine discrétion médiatique de ta part ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A vrai dire, oui et non. Je reconnais aussi qu’il y a pas mal de choses que l’on ne me propose pas. On ne m’a jamais proposé d’aller chez Zemmour et Ruquier, par exemple. Je fais partie d’une
    catégorie d’artistes qui ne sont pas considéré comme "grand public". Donc, ma discrétion elle ne vient pas que de moi. Ensuite, cela me donne à réfléchir, car il y a beaucoup d’émission dans
    lesquelles je n’irai pas, même si l’on m’y invitait. Je pense de toute façon, qu’il n’y a pas réellement de programmes musicaux adaptés à des artistes comme moi. Les émissions musicales sont, en
    générale, des plateformes mises en place pour des univers tout autre que le rap. Une émission comme Taratata, par exemple, est très axée rock/pop/folk. Si le choix d’inviter un rappeur
    indépendant et un rockeur indépendant se présente, la priorité sera toujours donnée au rockeur. Malgré l’image que l’on en a, une émission comme Taratata est très stéréotypée. Les seuls et rares
    rappeurs qui y sont invités sont forcement des rock stars du rap. Pour ma part, je ne fais pas de musique pour devenir une rock star du rap !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Expliques-moi ce titre « L’être humain et le réverbère »…</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce titre est un peu une pique à l’être humain. Car j’ai le sentiment que l’être humain n’éclaire que les deux rues qu’il connait, tout en ayant la prétention d’éclairer le monde. Aujourd’hui,
    tout le monde se déplace et peut potentiellement faire le tour du monde. Sauf que tout le monde revient généralement aussi bête qu’il est parti, puisque personne ne fait réellement l’effort de
    sortir de ses préjugés. C’est une posture que nous avons malheureusement tous inscrit en nous. Nous sommes tous accrochés à notre réverbère, qui n’éclaire quasiment rien, tout en croyant tout
    connaître du monde. Mais je pense aussi que c’est la société qui veut ça. Tout va trop vite. Et malgré cela, nous sommes censés être toujours sûrs de nous. Donner l’impression de toujours tout
    comprendre et de tout connaître. La société donne le sentiment qu’une telle maîtrise est possible, grâce aux médias justement, alors que ce n’est qu’un leurre. D’un point de vue littéraire, on
    nous impose des espèces de classiques qu’on doit lire. Du point de vue de la musique c’est pareil, on nous impose la musique qu’il est soi-disant essentiel de connaître. Et du coup, on n’a jamais
    le temps d’aller chercher dans d’autres savoirs. Et la plupart du temps, on ne sait même pas où les chercher. De fait, on fini tous pareil, avec le même genre de connaissances, qu’on nous a
    demandé d’ingurgiter. Voilà pourquoi j’ai écris ce titre et j’ai appelé mon album comme cela.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Revenons sur ta carrière. Tu as sorti en moyenne un album tous les quatre ans. Comment expliques-tu ce cycle ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C’était vraiment un pur hasard. Personnellement, ce rythme me convient, mais c’est vrai que quatre ans c’est long et j’espère que l’écart va se rétrécir avec le temps. Cela tiens au fait qu’à
    chaque album, j’essaie de faire quelque chose de vraiment différent. Entre mon premier album qui est très rap et très spontané dans l’écriture, le deuxième qui rentre dans free jazz et ce
    troisième qui est de nouveau rap mais avec une écriture plus accrocheuse, j’essaie de prendre le temps d’écouter, d’apprendre et de réfléchir. Ce n’est pas si simple de passer d’un style musical
    à un autre. Je ne veux pas que les gens m’assimilent à un genre et m’y enferment.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><img src="http://img.over-blog.com/399x600/2/72/10/70/A-classer/ROCE-Presse-3--Jair-Sfez-.jpg" class="GcheTexte" alt="ROCE Presse 3 (Jair Sfez)" width="327" height="490">T’es-tu sentis
    enfermé dans cette image de "rappeur/jazzman/intello" qu’avait véhiculé notamment l’album « Identité en Crescendo » ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Non pas vraiment. Je ne pense d’ailleurs pas que cela est été vraiment le cas. Les gens pensent assez facilement que changer de style représente uniquement un moyen d’échapper à cette crainte de
    l’enfermement. C’est un peu vrai. Mais c’est surtout et avant tout une manière de m’amuser. Aux Etats-Unis cette question ne se pose même pas. Je pense qu’un Jay-Z, un groupe comme The Roots, ou
    un rappeur comme Talib Kweli vont se permettre entre deux albums de sortir un street cd ou même de prendre une direction totalement différente d’un album à l’autre sans pour autant être étiqueté
    de rappeur/jazzman/intello. Ils montrent simplement qu’ils aiment la musique et qu’ils savent s’amuser avec. Pour moi faire un album différent, même tous les quatre ans, c’est une façon de partir
    dans un délire plutôt que de m’échapper d’un autre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Quelle place occupe chacun de tes albums dans ta discographie ? Quel regard portes-tu sur chacun d’eux ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mes albums ne sont pas une suite ou une continuité. Ils sont vraiment différents. Du coup, on ne peut pas vraiment parler d’évolution. Et c’est ce que j’apprécie. J’apprécie mon premier album «
    Top départ » pour le flow et la spontanéité que j’avais mis dedans. Le deuxième album « Identité en Crescendo » était plus fouillé au niveau des textes. Il y avait eu aussi un vrai travail pour
    faire rimer les textes avec les sonorités. Pour ce dernier album, je pense avoir réussi à faire prendre une bonne mayonnaise de poésie et d’énergie. Ce n’est pas si évident et c’est pour ça que
    j’en suis assez fier. Il y a aussi quelque chose que je tiens à souligner, au risque de choquer un peu : c'est que je n’ai pas peur de décevoir des gens à chaque album et de perdre une partie de
    mon public. Car, je sais que je vais en conquérir une autre. C’est surtout un signe fort qui me fait me dire que j’ai bien réussi mon changement de délire. Ce n’est certes commercialement pas
    très conseillé, mais c’est ce pour quoi je fais de la musique. Pour ne pas rester enfermer !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Dans le titre "Appris par cœur" (cf « Identité en Crescendo »), tu disais : "<em>Sortir le rap de l'enfance tel est mon rêve d'enfant"</em>. Aujourd’hui tu écris : <em>"Ne le prenez pas
    comme une insulte, mais je suis le seul trentenaire à rapper comme un adulte"</em>… Tu trouves encore que le rap manque de maturité ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour moi le rap était plus mature lorsqu’il est né il y a plus vingts ans qu’il ne l’est aujourd’hui. Et c’est là toute sa complexité. En France, lorsqu’il est arrivé à la fin des années 1980, il
    a été mature en a peine quelques semaines. Les rappeurs de l’époque avaient une conscience politique hyper aiguisé. Tu écoutes les premiers textes d’NTM ou de Minister Amer, ça te retourne le
    cerveau. Aujourd’hui, on a beau brailler du rap hardcore à tout va, ça ne retourne pas le cerveau. A l’époque, il y avait de la rhétorique et une vraie recherche de vocabulaire. Aujourd’hui,
    textuellement parlant, j’ai l’impression que les rappeurs, les anciens y compris, se foutent de la gueule des jeunes qui les écoutent. J’ai l’impression qu’ils ont le sentiment d’avoir atteint
    leur objectif et qu’ils n’ont plus d’efforts à fournir. Ils se disent : <em>« mon public est jeune et je dois être dans le coup »</em>. Or, ce n’est pas ça être dans le coup. Ce n’est pas prendre
    les gens pour des cons en parlant en langage sms ou en balançant le plus grand nombre de conneries possible pour faire peur à la ménagère de moins de 50 ans. Non, c’est être capable de faire de
    la musique pour les jeunes sans pour autant penser qu’il faille descendre son niveau d’écriture pour les aider à moins réfléchir !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>On sait que le rap français s’inspire du rap américain. Donc, est-ce la faute aux Etats-Unis ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Non, car aux Etats-Unis, même si tu as des 50 Cent ou des Lil’Wayne qui vont faire des trucs hyper ghetto et ultras clichés, tu auras quand même des The Roots, des Chuck D, des Mos Def, des
    Common, des De La Soul et encore bien d’autres qui vont contrebalancer. Aux Etats-Unis, ils ont cette chance d’avoir aussi des gens qui font du rap, et là-bas ça s’appelle de la musique. En
    France, j’ai l’impression qu’il y a le pire d’un côté et une espèce de flottement de l’autre. Et pas grand-chose d’autre finalement. Et c’est dommage.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Et tu te situes où ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je ne sais pas vraiment. C’est plutôt au public de répondre à cette question. J’essaie simplement de faire ce que j’estime être du rap, et donc de la musique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><img src="http://img.over-blog.com/399x600/2/72/10/70/A-classer/ROCE-Presse-3--Jeanne-Dubois-.jpg" class="DrteTexte" alt="ROCE-Presse-3--Jeanne-Dubois-.jpg" width="237" height="356">Côté
    écriture, où puises-tu ton inspiration ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un peu partout. Cela peut être aussi bien dans des livres, des films, dans l’actu ou même dans la rue. J’essaie de faire en sorte que quoi que je vive, quoi que je fasse, cela puisse jouer sur la
    corde sensible et me servir. C’est toujours une question d’état d’esprit. Il faut ouvrir les yeux et les oreilles et&nbsp; savoir quand se laisser ou non imprégner. Car il y a ce qu’on choisit et
    ce qu’on ne choisit pas. Quand tu marches dans la rue et que tu vois une pub qui t’énerves, tu ne le choisis pas. Quand tu es installé confortablement avec un bon bouquin en écoutant un bon
    disque, ça tu le choisis. L’inspiration vient aussi de sa capacité à savoir faire le tri entre ce qui va t’agresser ou au contraire te donner une bonne raison de respirer.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Et côté production ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C’est pareil, j’essaie vraiment d’être une éponge. Je vais privilégier l’écoute de grands noms du son comme Hendrix, Herbie Hancock ou des groupes de rap comme Gang Starr ou tous ceux que j’ai
    cité plus tôt. Mais j’aime aussi écouter des artistes moins connus. Je vais autant m’inspirer du rock que du jazz, que de la soul ou encore blues. Mais j’aime la musique aussi pour son grain. Un
    disque des années 60 ne sonne pas comme un disque d’aujourd’hui. La musique change, prend des virages et c’est ça qui est magique !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Puisqu’on parle de production… Où en sont tes rapports avec DJ Medhi ? Vous envisageriez de collaborer à nouveau ensemble ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On est de bons amis. On se voit encore assez régulièrement. D’un point de vue musical, il est allé vers un délire et je suis allé vers un autre. Mais comme chacun évolue, il est possible que l’on
    se recroise dans le futur et que l’on collabore de nouveau ensemble. Tout reste ouvert.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Le seul featuring de l’album est assuré par Hayet, qui est une jeune artiste plutôt rock. Pourquoi elle ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J’aime aller chercher des artistes qui vont surprendre, plutôt que la grosse tête d’affiche du moment. Sur mon second album, j’ai fait intervenir le saxophoniste Archie Shepp ou le trompettiste
    Jacques Coursil, par exemple. Archie Shepp parce que c’est un génie et que je ne comprenais pas pourquoi aucun artiste rap n’avait pensé à travailler avec lui. Jacques Coursil parce qu’il est
    aussi super talentueux mais qu’il ne sortait plus d’album. Quand j’ai découvert Hayet, je l’ai tout de suite trouvé intéressante dans ses prods assez violentes que dans sa manière de poser. C’est
    elle qui a assuré la prod du morceau et je trouve finalement que c’est la plus violente en termes d’énergie. Je ne voulais surtout pas qu’elle fasse la potiche à faire les chœurs avec des violons
    un peu mielleux derrière. Le morceau est, pour moi, l'un des plus réussi et c’est ce qui est intéressant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>A une époque tu faisais aussi dans le scénario ("The Funk Hunt", production Kourtrajmé)… Il y a eu d’autres expériences depuis ? Tu comptes un jour la réitérer ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Non, depuis j’écris dans mon coin. J’ai des petites idées de courts-métrages qui me trottent dans la tête. J’aime l’idée d’appréhender différents formats, car cela te permet de voir les choses
    sous différents angles. Mais je laisse mes idées de côté pour le moment. Je ne veux pas mettre la charrue avant les bœufs. En plus, je mets déjà quatre ans à sortir un disque, si en plus je me
    mets à faire des films, tu imagines (rires).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Pour finir, quelle serait ta citation favorite ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>« Les hommes aiment avoir une vie de chien avec des os d’excellente qualité »</em>. Je ne sais plus d’où je sors cette phrase, mais elle m’a marqué et j’y ai trouvé du sens. C’est l’essentiel
    (rires) !
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong>Propos recueillis par Augustin Legrand</strong>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong>Crédits&nbsp; photos : Jeanne Dubois &amp; JAIR SFEZ</strong><span style="font-family: Verdana,Helvetica,Arial;"><span style="font-size: 12px;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    Tracklist :
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana,Helvetica,Arial;"><span style="font-size: 12px;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/72/10/70/A-classer/roce-l-etre-humain-et-le-reverbere-cover.jpg" class=
    "GcheTexte" alt="roce-l-etre-humain-et-le-reverbere-cover.jpg" width="286" height="286"></span></span>1 - Carnet de voyage d'un être sur place
  </p>
  <p>
    2 - Le savoir en kimono
  </p>
  <p>
    3 - Mon crâne sur le paillasson
  </p>
  <p>
    4 - L'être humain et le réverbère
  </p>
  <p>
    5 - Le cartable renversé
  </p>
  <p>
    6 - De pauvres petits bourreaux
  </p>
  <p>
    7 - Les singes
  </p>
  <p>
    8 - L'objectif
  </p>
  <p>
    9 - Des questions à vos réponses
  </p>
  <p>
    10 - Jeux d'enfants
  </p>
  <p>
    11 - Si peu comprennent
  </p>
  <p>
    12 - Au pays de l'égalité
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Apr 2010 19:53:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fa8dc4c17e65bff24c69f7034a372fa4</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-roce-un-homme-dans-la-ville-49441902-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Wax Tailor : MUSICALEMENT VÔTRE !]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-wax-tailor-musicalement-votre-46863960.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <br>
    <div style="text-align: left;">
      <img width="600" src="http://img.over-blog.com/600x446/2/72/10/70/A-classer/Wax-Tailor-2009-Zazzo-2.jpg" alt="Wax Tailor-2009-Zazzo-2" height="446" class="CtreTexte"><br>
      <div style="text-align: justify;">
        <strong>Un no</strong><strong>m qui fait mouche et une série d’albums unanimement salués, dont le deni</strong><strong>er en date « In The Mood For Life ». En a peine cinq ans, le frenchy Wax
        Tailor, virtuose de son Etat, n’a eu de cesse d’enthousiasmer critiques et mélomanes avides d’un hip-hop "cordialement" orchestré.</strong>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <strong>Tu es DJ, compositeur, arrangeur, auteur, producteur… comment as-tu appris ton métier ?</strong><br>
    Sur le terrain. Toutes ces casquettes sont liées et forme un tout. Mais avant même d’être tout cela à fois, je suis surtout auditeur. C’est le fait d’aimer la musique qui fait que je me suis
    intéressé à tel ou tel aspect du métier. Aujourd’hui, j’essaie de mettre à profit tout le savoir que j’ai acquis avant tout en tant qu’auditeur. Comme beaucoup dans le métier, j’ai appris de
    manière quasi-autodidacte. J’ai été influencé par des groupes comme Public Enemy, Tribe Called Quest aux États-Unis ou encore NTM en France.<br>
    <br>
    <strong>On a tendance à te classer dans une seule case, celle de "chef d’orchestre". Tu approuves ou tu trouves cela réducteur ?</strong><br>
    Oui, c’est un dénominateur que j’ai moi-même utilisé. Mais à dire vrai, celui que je trouve le plus approprié est celui de "metteur en son". Dans le titre de "chef d’orchestre", il y a peut-être
    cet a priori qui peut faire penser que l’on est simplement donneur d’ordres. Que l’on ne met pas la main à la patte, que l’on se contente juste de faire jouer des partitions déjà écrites. L’idée
    de "metteur en son" me plait d’avantage, car elle sous-entend une vision globale. Je n’ai pas la prétention d’être un instrumentiste hors-paire ou d’avoir la science infuse de la mélodie. En
    revanche, j’aime bien mettre toutes mes casquettes d’apprenti au service d’un projet. En cela, je trouve que ma démarche se rapproche beaucoup de celle d’un réalisateur ou d’un metteur en scène.
    Le parallèle est intéressant puisqu’il s’agit, tout autant pour moi, d’être capable de conjuguer tous les éléments dont je dispose pour mener à bien un projet.<br>
    <br>
    <strong>Tu es aujourd'hui un artiste mondialement reconnu... Est-ce dû à ton détachement du rap Français ?</strong><br>
    Oui sans doute, car la langue est une barrière. J’ai connu une étape dans ma carrière durant laquelle je faisais du rap français (au sein du groupe La formule, Ndr) et je me suis assez vite rendu
    compte que cela limitait le champ des possibilités. Mais finalement, ce n’est pas vraiment un détachement, puisque le rap français ne fut qu’une transition. Mes premières expériences étaient en
    anglais. Et, même lorsque je faisais du rap français, cela ne m’empêchait pas de travailler sur des productions en anglais. Je ne suis finalement revenu qu'à mes premiers amours.<br>
    <br>
    <strong>La musicalité de la langue française ne te touche pas suffisamment ?</strong><br>
    La langue française me touche en littérature et aussi dans certains rap. Mais je pense et je continuerai de penser qu’elle n’est pas assez adaptée à la musicalité. Culturellement, la langue
    française est contrainte de s’accrocher aux mots au dépend de la mélodie. Nous sommes, en France, dans une culture où la voix est au dessus de tout, tandis que dans la culture anglo-saxonne, il y
    a autant une culture de la voix que de l’instrument. Je me sens beaucoup plus proche de cette vision.<br>
    <br>
    <strong>Tu as collaboré avec Sharon Jones ou encore Charlie Winston… Est-ce qu’avec des artistes de cette envergure, tu peux être totalement maître ?</strong><br>
    C’est simple, qu’il s’agisse des plus connus comme Charlie Winston et Sharon Jones ou des moins connus comme Sarah Genn et Charlotte Savary, je vais avoir la même démarche. Il n’est ni question
    de leur laisser le contrôle, ni de les brimer. L’idée est toujours la même. Je veux absorber ce qui me plait le plus de leur personnalité respective, tout en leur faisant comprendre que le
    feeling sonore que je suis en train de créer reste le mien et non le leur. Ils sont acteurs et je suis réalisateur. C’est le point de départ de toutes mes collaborations et c’est ce qu’il faut
    qu’ils acceptent. Il y a des gens avec qui je n’ai d’ailleurs pas pu travailler pour cette raison. Visiblement, ils n’étaient pas près à faire cette démarche, ce que je peux comprendre. En outre,
    je ne m’interdis pas d’utiliser au mieux leurs personnalités. J’essaie toujours de rebondir sur ce qu’ils sont capables d’injecter. Mais il est clair que j’aime rester maître de ce que je suis en
    train de réaliser.<br>
    <br>
    <strong>On sent aussi chez toi cette fierté de réussir des morceaux incroyables avec des artistes inconnus…</strong><br>
    C’est vrai, car il est facile de tomber dans le piège de ne mettre que des noms connus pour essayer de bien vendre le truc. Pour ma part, je suis beaucoup plus dans une logique de servir
    musicalement le projet. Travailler avec quelqu’un comme Charlie Winston m’a apporté une énorme satisfaction, parce que c’est quelqu’un de talentueux et humainement hyper intéressant. Mais, c’est
    presque plus gratifiant de réussir à bien travailler avec des gens inconnus. C’est l’occasion de dire : « lui aussi ou elle aussi a du talent ». Faire office de découvreur de talent, c’est à
    l’heure actuelle, pour moi, ce qui est le plus gratifiant.<br>
    <br>
    <strong><img width="223" src="http://img.over-blog.com/223x300/2/72/10/70/A-classer/Wax-Tailor-2009-Zazzo-5.jpg" alt="Wax Tailor-2009-Zazzo-5" height="300" class="GcheTexte">Quelles sont les
    particularités de cet album « In the mood for Life » par rapport aux précédents ?</strong><br>
    C’est un album qui est arrivé dans la foulée de « Hope &amp; Sorrow » (2007), en termes de création, mais sur lequel je me suis posé beaucoup plus de questions. Il me restait des envies que je
    n’avais pas forcément validé, notamment au niveau de l’écriture des cordes et des voix. Il y avait pas mal de choses que je voulais encore approfondir. Je n’ai aucune formation dans la musique
    classique. Pour moi une partition reste quelque chose de très abstrait. Donc, j’ai pris le temps. J’ai écouté beaucoup de choses et je me suis beaucoup documenté. J’ai rencontré les bonnes
    personnes et j’ai cherché les bons outils pour le faire. Ce n’est qu’une fois que j’ai estimé avoir tous les éléments que je me suis pencher dessus. C’est donc un album qui laisse beaucoup plus
    de place à l’orchestration que les précédents. Aujourd’hui, je suis totalement décomplexé. Il y a encore cinq ans, je n’aurai jamais osé rentrer dans un studio et dire à des musiciens qui sortent
    du conservatoire d’exécuter ça ou ça et de dire ça c’est bien et ça ce n’est pas bien. Désormais je ne me pose plus de question. Peut-être aussi que les gens ont aussi simplement moins d’a
    prioris. Ensuite, il y a aussi une énergie très différente, car c’est un album qui a beaucoup été construit autour des rapports basse-batterie. Pour ce qui est des featuring, j’avais la volonté
    d’être encore plus exigent. Etre plus directif, mais aussi faire en sorte que les gens puissent d’avantage se rencontrer et échanger. Je ne voulais en tous cas pas prendre un virage gratuit. Je
    voulais me renouveler sans me trahir, tout en ouvrant quelques portes.<br>
    <br>
    <strong>Tu es actuellement en pleine tournée européenne, après les Etats-Unis. Pour le moment y a-t-il une date qui t’as particulièrement marqué ?</strong><br>
    Peut-être la deuxième date au Bataclan. Il y avait beaucoup d’invités, notamment Charlie Winston, Dionne Charles etc. Et tous me disaient la même chose, à savoir que c’était incroyable que des
    artistes qui n’étaient pas fait pour se rencontrer soient là en train de jouer ensemble. C’est sans doute cette date que j’ai ressenti comme la plus familiale. On a fait la fête pendant deux
    soirs comme si l’on se connaissait tous depuis vingt ans.<br>
    <br>
    <strong>Pour finir, peux-tu me donner tes 5 disques de chevet et me dire brièvement ce qu’ils te procurent ?</strong><br>
    C’est dur de répondre, car honnêtement des disques importants pour moi, je pourrais t’en citer quinze. Mais comme ça, je te dirais « 3 Feet High and Rising » de De La Soul, qui m’accompagne
    depuis sa sortie, il y a vingt ans. Il ne doit pas se passer un mois sans que je ne l’écoute. Pour moi, il reste au sommet de ce que l’on peut faire de mieux en rap. Ensuite dans le plus
    classique, je te dirais « Sgt Pepper’s » des Beatles, simplement parce que j’ai grandi avec et qu’il n’a pas pris une ride en quarante ans. Ensuite, je dirais Billie Holiday, mais pour le coup je
    te citerais toute la discographie, car c’est pour moi la plus grande chanteuse de tous les temps. Je te dirais aussi « Speak Like A Child » d’Herbie Hancock qui a eu selon moi une des plus
    grosses influence que l’on puisse avoir sur la musique. Et pour finir, je te dirais « Days of Future Passed » des Moody Blues, car en termes d’orchestration, c’est un album absolument magique.
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: right;">
    <strong>Propos recueillis pas Augustin Legrand&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    Photos : Mathieu Zazzo&nbsp; &nbsp;</strong> <strong><br>
    <br>
    <br></strong>
  </div>
  <p>
    <strong><img width="141" src="http://idata.over-blog.com/2/72/10/70/A-classer/m_fc8317f6fd37417bbed2ac68c1b3df58.png" alt="m_fc8317f6fd37417bbed2ac68c1b3df58.png" height="211" class=
    "GcheTexte">Quelques prochaines dates :</strong><br>
    <br>
    <strong><span style="color: #ff0000;">19 mars : Le Chabada (Angers)<br>
    20 mars : Coopérative de Mai (Clermont Ferrand)<br>
    25 et 26 mars : l’Olympia (Paris)<br>
    1er avril : La Carrière (Nantes)<br>
    14 avril : Printemps de Bourges<br>
    16 avril : Zénith de Lille<br>
    17 avril : Zénith de Strasbourg<br>
    20 avril : Circolo Degli Artisti (Rome)</span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 12:04:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1a0896bc5539073f61f27081375931da</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-wax-tailor-musicalement-votre-46863960-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Miss Leï : Entre danse, flow et show !]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-miss-lei-entre-danse-flow-et-show-46482028.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <div style="text-align: left;">
      <b><img src="http://idata.over-blog.com/2/72/10/70/MISS-LEI-RAP-PHOTO-.jpg" class="GcheTexte" alt="MISS LEI RAP PHOTO" width="339" height="356">Condensé d’énergie positive à l’état pur,
      <span style="color: #ffffff;"><span style="background-color: #000000;"><a href="http://www.myspace.com/missleirappeuse" target="_blank">Miss Leï</a></span></span>, s’apprête à sortir son
      premier album « Ek Leï Tik ». Jeune artiste prometteuse, elle maîtrise la danse et le rap et distille régulièrement le tout au cours de shows “hip-hop-ment électriques et éclectiques” de la
      scène parisienne.</b>
    </div><br>
    <b>Parle-nous un peu de toi, de ton parcours...</b><br>
    Je me prénomme Leïla mais mes amis m’appellent Leï. J’ai grandi dans le 94. A l'âge de 4 ans, je pratiquais la gymnastique. Ensuite à 6 ans, ce fut la GRS. J'aimais tellement ça que j'ai continué
    en sport-études pendant dix ans. Et puis un jour, une amie m'a parlé d'un centre de danse. Je m'y suis rendu et j'ai découvert le hip-hop. Une vraie révélation. Depuis, je ne me suis jamais
    arrêté. Quant à l’envie de faire du rap, elle me vient de mon frère, qui avait son petit groupe à l’époque. Ils m'ont fait passer un petit casting. J'avais 12 ans. Je commençais à peine à écrire
    mes premiers textes. J'étais stressée comme si ma vie en dépendait. J'ai tout donné ce jour là, et ils m'ont accepté. J'étais fière de moi. L’aventure a durée six ou sept ans. Et puis, l’autre
    rencontre déterminante est celle que j’ai eu avec Claise M’Passi qui, tout comme moi, est à la fois danseur et rappeur. Il est d’ailleurs devenu mon producteur.<br>
    <br>
    <b>Du sport au rap, la transition n'a-t-elle pas été difficile ?</b><br>
    Ce que j'ai retenu de mes années sport-études, c'est la rigueur ! Je l'intègre dans tout ce que je fais ! Voilà pourquoi, pour moi, la transition n'a pas été si difficile que ça. C'est comme une
    continuité. Ce que j'ai fait hier m'aide à faire ce que je fais aujourd'hui ! Je rappe mais je suis également chorégraphe et prof de danse. Et il en faut de la rigueur pour allier tous cela !<br>
    <br>
    <b>Comment s'est fait la préparation de ton album ?</b><br>
    Nous sommes rentrés en studio en août 2009 avec mon équipe. Nous nous sommes enfermés pendant 2 mois. J'ai vraiment apprécié cette façon de travailler. Il y avait beaucoup de titres, donc il a
    fallu sélectionner. Nous avons conjugué notre volonté commune et nos divers univers pour arriver à avoir un “12 titres“ équilibré. Et parce que je voulais vraiment avoir un album avec différentes
    couleurs, je me suis beaucoup inspiré de l'avis des autres membres de mon équipe.<br>
    <br>
    <b>De quoi traite ton album?</b><br>
    Sans doute de par mon éducation, j’ai appris à aimer beaucoup de choses, de styles et de musiques différentes. De fait, je ne voulais pas aller dans une seule direction. Musicalement l'album est
    coloré et très festif. Il renferme pas mal de sonorités électro-rap, notamment. Les textes sont essentiellement portés vers l’égo-trip. A travers mon écriture, je veux amener les gens à mettre
    leurs problèmes de côté, à relativiser. Pour ma part, ma foi, la danse et ma musique m'apportent tellement de joie que je veux la communiquer aux autres. Je suis ouverte aux autres et aux
    expériences qui peuvent enrichir une vie. Mon album parle de cette ouverture, de cette nourriture que les autres m'apportent. J’ai tenté tant que possible d’éviter de tomber dans le piège qui
    consiste à penser que le rap se doit d’être sombre. Chez moi comme dans ma musique, il y a toujours ce côté positive.<br>
    <br>
    <b>Quel titre te reflète le plus ?</b><br>
    L'un des titres que j'aime le plus est “Laisses pas ton don”. D'ailleurs c'est clairement mon crédo ! Je crois qu'on a tous un don, un potentiel qu'il faut exploiter, pour ne pas avoir de regrets
    plus tard. Je pense qu’il ne doit rien avoir de pire que de terminer sa vie en étant frustré.<br>
    <br>
    <b>Tu t'es fais tes premiers fans grâce à un concept assez novateur. Celui de rapper sur des génériques de JT…</b><br>
    Oui! Nous avons tous conscience de l’importance d’utiliser le net. C’est aujourd’hui le moyen de communication le plus efficace et le plus rapide. Nous avons donc fais un buzz en utilisant des
    génériques tv pour en faire du rap, avec l'idée de « faire passer l'info» qu’une nouvelle rappeuse allait arriver. On a ainsi régulièrement bombardé le web. On a eu de bons retours et le reste a
    suivit. J’ai fait des featurings (virtuels, Ndr) avec Busta Rhymes, Common ou encore Florida qui ont également bien tournés. Aujourd'hui le visuel est super important. Les gens ont besoin de voir
    pour connaître. De toute façon il y a bien d'autres surprises à venir...<br>
    <br>
    <b><img src="http://img.over-blog.com/500x333/2/72/10/70/Photo-Miss-Lei-sur-scene.jpg" class="GcheTexte" alt="Photo Miss Lei sur scene" width="334" height="222">La suite pour toi Miss Leï
    ?</b><br>
    Pas mal de projets dont je parlerais le moment venu. Pour l’instant, je me concentre sur la sortie de mon album le 31 mars. Sans oublier la sortie de l’album de Claise auquel je participe
    activement. Je prépare aussi ma tournée. Pour cela, je continue à travailler la danse. Je bosse sur la mise en place de chorégraphies qui feront des concerts de vrais spectacles alliant rap et
    danse, comme j’aime tant le faire !
  </div><br>
  <div style="text-align: right;">
    <b><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    Propos recueillis par Siam Marley<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></b>
    <div style="text-align: left;">
      <img src="http://img.over-blog.com/299x300/2/72/10/70/A-classer/couv-MISS-LEI.jpg" class="noAlign" alt="couv-MISS-LEI.jpg" width="237" height="238"><br>
      Sortie prévue le 31 mars<br>
      <br>
      <br>
      <br>
    </div><b><br></b>
    <div style="text-align: left;">
      <div style="text-align: center;">
        <div>
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          </object>
        </div><br>
        <br>
        <br>
        <div>
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            </object><br>
            <b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xb29s3_miss-lei-attitude_music">MISS LEI "ATTITUDE"</a></b><br>
            <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/batmanrobine102">batmanrobine102</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/music">Regardez d'autres vidéos de
            musique.</a></em>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div><b><br>
    <br>
    <br>
    <br></b>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 12:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9af27b7bb6879a48ffa2169a8f20c637</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-miss-lei-entre-danse-flow-et-show-46482028-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sat : « Il n’y a pas si longtemps on était tous très soudés »]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-sat-il-n-y-a-pas-si-longtemps-on-etait-tous-tres-soudes-45513915.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <b><br>
    <img src="http://img.over-blog.com/333x500/2/72/10/70/IMG_4713.jpg" class="GcheTexte" alt="IMG 4713" width="333" height="500">Deux ans après « Second Souffle », celui que l’on nomme SAT
    L’artificier sort son nouvel album « Diaspora », dans lequel l’homme semble porter un regard plutôt désabusé sur l’univers du rap. Le temps d’un disque, c’est à ses potes de la scène
    marseillaise, comme Akhenaton, Soprano ou Faf Larage, que SAT a donné rendez-vous, sans doute pour un ultime opus…</b><br>
    <br>
    <b>Peux-tu nous parler de tes débuts dans la musique ?</b><br>
    Ca a commencé à l’adolescence avec un pote qui m’a fait découvrir le rap américain. De là, j’ai découvert qu’il existait du rap français. Je me suis tout de suite intéressé à la culture hip-hop
    mais je ne savais pas si je voulais faire du graff, de la danse ou du rap. Finalement, c’est dans l’écriture que j’ai trouvé le plus de plaisir et d’engouement. Et puis c’est devenu une passion.
    De fil en aiguilles j’ai créé un premier groupe, puis j’en ai intégrer un second, jusqu’à rencontrer les gars avec qui on allait créer la FF. C’est comme ça que la machine s’est mise en
    route.<br>
    <br>
    <b>On a pu assister à la reformation du groupe NTM, pourquoi pas celle de la FF ?</b><br>
    Déjà à l’époque on me posait beaucoup la question mais là, je maudis NTM de s’être reformés, car maintenant j’y ai systématiquement droit (Rires). Plus sérieusement, pour moi NTM se sera vraiment
    reformé quand Joey starr et Kool Shen sortiront un nouvel album. Sinon, en ce qui concerne la FF, si un jour on doit être amenés à retravailler ensemble, c’est que déjà sur le plan humain on aura
    réglé nos différents.<br>
    <br>
    <b>Quel est le souvenir le plus mémorable de ta carrière ?</b><br>
    C’est facile, c’est le concert qu’on a donné au Dôme à Marseille avec la FF, pour clôturer la tournée Art de Rue. On a commencé dans les plus petites salles de la ville et on finit dans la plus
    grande à jouer devant 8000 personnes. En plus, c’était la première fois que ma mère venait assister à l’un de nos concerts. Donc ce soir là, pour moi, la boucle était bouclée.<br>
    <br>
    <b>En 2008, tu as fait parler de toi aux Trophées du Hip-Hop en dénonçant l’évolution du rap en France. Même si c’était il y’a seulement deux ans, penses-tu que ton appel ait été entendu
    ?</b><br>
    Ah non ! C’était une petite pierre jetée dans l’eau, dans l’océan même ! Mais à la base, il faut savoir que je n’étais même pas partant pour aller participer à cette remise de Trophées. Puis ma
    maison de disque m’a un peu mis la pression en me faisant comprendre que c’était un moyen de me montrer et que ce serait bien vu que je sortais un album. Je leur ai dit d’accord, à condition de
    remettre un prix qui m’intéressait : celui du meilleur album. Ensuite, j’ai regardé qui était dans la catégorie et j’ai dit d’accord car il n’y avait pas d’imposteur. C’était important pour moi
    que je puisse remettre le prix à quelqu’un qui, à mon sens, l’aurait mérité. J’ai eu de la chance, je suis tombé avec Amel Bent. L’après-midi, les gens de l’émission nous avaient préparé un petit
    discours : « Amel, comme tu es jolie ce soir ... » un truc vraiment débile ! On s’est regardés et on s’est compris, c’était hors de question de dire ça sur scène. Je lui ai dit « Ecoute,
    laisse-moi faire, ce soir on fout la merde. ». Et elle m’a suivit. C’est ce que j’adore chez Amel. Le moment venu, personne n’avait été prévenu de ce que j’allais dire et ils ont essayé de me
    couper la parole à deux reprises. Il y’a beaucoup de gens qui ont été sensibles à ce discours, mais je savais au fond de moi que ça ne changerait rien. Par contre, je me disais qu’on était
    tellement à le penser qu’il fallait que ça soit dit et ce soir là paraissait être le moment idéal.<br>
    <br>
    <b>Pour en venir à ton album, quels sont les principaux thèmes qui t’ont inspiré ?</b><br>
    Il y’a un thème principal, qui est le rap en tant que musique et que culture. Autant, par moment je glorifie le rap comme sur le titre « Plus que de la musique » qui se veut un titre fédérateur,
    comme un hymne. Et autant sur un titre comme « Retour aux sources », avec Faf Larage, c’est un peu le prolongement du discours des Trophées du Hip-Hop, où je stigmatise plus les mauvais côtés et
    les dérives de ces dernières années. Ce n’est même pas moi qui me suis rendu compte que ce thème est récurrent dans mon album, c’est un ami qui me l’a fait remarquer à l’écoute du disque. A côté
    de tout ça, on retrouve des titres plus sérieux, plus conscients, d’autres plus axés sur l’émotionnel ou plus engagés. Je crois que c’est un peu à l’image de mon écriture depuis toujours, je n’ai
    jamais voulu m’enfermer dans une cage et j’ai toujours refusé qu’on m’y enferme.<br>
    <br>
    <b>Tu peux me parler du titre de ton album ?</b><br>
    Le titre de l’album a interpelé beaucoup de monde. A l’origine il ne devait pas s’appeler comme ça. La première idée que j’avais eu était « Mars Attaque » mais il y’a déjà le film, le festival
    marseillais, et puis je trouvais ça un peu cliché. Ensuite, encore plus cliché, j’avais pensé à « French Connection » mais entre temps un groupe de Marseille à sorti un album avec ce titre. Je
    commençais à être un peu à court d’idée quand je suis tombé un jour sur une émission de télé qui expliquait le phénomène des diasporas. Le mot m’a interpellé, j’ai trouvé qu’il sonnait bien.
    Alors je me suis pas mal renseigné sur le sujet et je me suis rendu compte qu’une diaspora c’est la dispersion d’un peuple ou d’une communauté, qui à la base partageait des liens ethniques,
    culturels ou religieux. J’ai trouvé qu’on pouvait faire le lien avec mon album parce que, c’est bien connu, les artistes de la scène marseillaise ont un attachement très fort leur ville et une
    conscience de leur identité marseillaise. On a tous des liens entre nous et il n’y a pas si longtemps on était tous très soudés. Puis avec le temps on s’est un peu dispersés, chacun a fait sa
    route. Et le temps d’un disque j’ai eu l’envie de recréer l’état d’esprit de l’époque et de rassembler tous ceux qui s’étaient éparpillés. Pour toutes ces raisons là, j’ai appelé mon album «
    Diaspora ». Ca résume bien les choses.<br>
    <br>
    <b>Tu parles de conscience de l’identité marseillaise, est-ce que tu penses qu’il y’a une identité nationale en France ?</b><br>
    Pour moi c’est un faux débat. Et celui qui l’a le mieux résumé c’est surprenant, mais c’est Alain Juppé, qui a dit que la question qu’il fallait poser ne portait pas sur l’identité nationale mais
    sur la compatibilité de la France avec l’Islam. Parce que c’est ce sous-entend cette question de l’identité nationale. Personnellement, je ne me suis jamais senti français. Ca peut paraître fou
    de dire ça. J’ai 34 ans, je suis né ici, je n’ai jamais été en Kabylie sur le terre de mon père, je ne connais que la France. Et pourtant, je ne me suis jamais senti français parce qu’on ne m’a
    jamais fait me sentir français. Plus le temps passe et plus je me dis que mon avenir n’est peut-être pas dans ce pays, parce que je n’ai pas forcément envie d’élever mes enfants dans ce climat.
    Je trouve que les déclarations de ces derniers mois sont assez graves : entre Brice Hortefeux, Nadine Morano sur les bons musulmans et l’autre, Eric Besson, sur l’identité nationale. Bref, tout
    ca me saoul, me fatigue. Je n’ai plus envie d’allumer la télé ou d’ouvrir le journal car ça devient invivable. Le but de tout ça c’est de monter les gens les uns contre les autres, de créer du
    communautarisme. Et ça c’est quelque chose que moi je n’ai jamais connu à Marseille. C’est une ville cosmopolite et j’ai passé mon enfance au contact de toutes les communautés : les gitans, les
    juifs, les africains mélangés avec les corses, les italiens et tout ça. Et du coup, c’est ça être marseillais, c’est être un mélange de tout ça. Donc l’identité nationale : connaît pas ! Et je ne
    sais pas ce que c’est, hormis que c’est écrit sur ma carte d’identité et sur mon passeport.<br>
    <br>
    <b>Peux-tu nous parler de tes ambitions et de tes projets à venir ?</b><br>
    C’est la question qui me fait le plus peur. Ce que je veux faire, je n’en sais rien. Je songe souvent à arrêter la musique ou à prendre du recul mais je crois que je retarde l’échéance car j’ai
    peur de ce qu’il va y avoir après. Pour l’instant, je profite au quotidien de tout ce qui se passe. Ce qui me tiendrait à cœur serait de faire un album sur un format court avec des sonorités très
    soul, avec des musiciens, des chanteurs, des vrais, qui savent chanter. La soul est une musique que j’écoute beaucoup au quotidien et ça me ferait tripper de pouvoir faire un disque dans ce
    genre. J’aurais le sentiment de faire de la vraie musique, au sens propre du terme !
  </div><br>
  <div style="text-align: right;">
    <b>propos recueillis par Léa Cerveau<br>
    photo : Léa Cerveau</b>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 23 Feb 2010 14:22:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">83f9f28faf62aa3eb73f846bbd6c44b8</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-sat-il-n-y-a-pas-si-longtemps-on-etait-tous-tres-soudes-45513915-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Interview Dizzee Rascal]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-interview-dizzee-rascal-44588174.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <b><span style="font-size: 9.5pt; font-family: Arial;"><img width="175" src="http://img.over-blog.com/199x300/2/72/10/70/DSC_0005.JPG" alt="DSC 0005" height="264" class="GcheTexte"></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b><span style="font-family: Arial;">Chez Dizzee Rascal même le blaze est réussi. Toujours inspiré, le sale gosse de Londres revient à 24 ans avec un album qu’il a
    voulu plus dancefloor, plus fun, histoire de faire la nique à l’ambiance pourrie de 2009. Mettant pour un temps de côté le style «&nbsp;grime&nbsp;» (ndlr. <em>raclure</em>) dont il assure
    pourtant la paternité, Dizzee relaye sa vibe made in London. Il s’en défend presque, mais Dizzee est bien un pur produit du style Londonnien, brassé dans de la bière de pub, imbibé d’electro,
    saoulé de rock, à la sauce hip hop. Good news Bobby, Dizzee’s talking.</span></b></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Orbeat&nbsp;: Peux-tu nous faire ta présentation en quelques
    mots&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Dizzee Rascal&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">Mon
    nom est Dizzee Rascal de London City, Angleterre, artiste, producteur, ce que tu veux mon pote.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Tu es passé récemment à Paris, comment te sens-tu dans cette
    ville&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">Je viens à Paris
    depuis longtemps. Paris et Londres sont deux villes assez proches, avec beaucoup de culture, d’Histoire, plein de choses assez similaires.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Y ressens-tu une énergie hip hop, dans les rues,
    l’environnement&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">Il y a du hip hop
    partout, mais j’avoue ne pas bien connaître le hip hop français, même si je sais que la France est la deuxième base du hip hop dans le monde.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: La musique est souvent une question de géographie, quelle est
    la part de Londres dans ta musique&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">Il y a beaucoup
    de Londres dans ma musique, mais mon style est influencé au-delà,&nbsp; de par le monde, quand je voyage ça influence ma musique.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Londres n’a pas un effet
    particulier&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">C’est une ville
    qui mélange déjà plein d’influences, et comme j’ai beaucoup voyagé…</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Dj Premier nous confiait que le plus important dans le rap
    était selon lui la voix du mc, quelle est ton opinion&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;"><em>(Il réfléchit
    en silence)</em> Je ne sais pas mec, c’est dur de répondre à cette question.&nbsp; C'est vrai que le beat est important pour créer la dynamique. Personne ne t’écoute vraiment à cappella. Alors
    peut-être le beat.&nbsp; C'est sûrement le beat… Avec un mauvais beat en tout cas ça ne marche pas.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Parle-nous de ton dernier album « <em>Tongue N'
    Cheek</em>&nbsp;»&nbsp;sorti en fin d’année 2009 ?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">Je voulais faire
    un album «&nbsp;uptempo&nbsp;». Un album pour faire la fête, pour aller contre cette morosité ambiante, de récession, de violence, tous ces trucs. Cette fois-ci je voulais quelque chose de plus
    joyeux que ce que j’avais pu faire auparavant. Je voulais qu’en l’écoutant, le public soit dans une bonne ambiance. J’avais envie de montrer mon côté fun, c’est un truc que je n’avais pas encore
    trop eu l’occasion de faire.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Il y a pas mal de featuring dans ton album. Reste-t-il
    quelqu’un avec qui tu aimerais travailler&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;"><em>(Avec
    envie)</em> J’aimerais bosser avec Prodigy. Ca serait bon, c’est clair. Pas le Prodigy de Mobb Deep, le producteur.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: En général les thèmes de tes chansons sont assez graves… Quels
    sont tes thèmes favoris&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;"><em>(A
    contre-pied, sans hésiter et avec le sourire)</em> Le sexe. C‘est ce qu’il y a de plus simple à rapper. C’est clair. Le sexe et l’argent. C’est simplement ce qui me vient le plus naturellement
    <em>(Il claque des doigts)</em>.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Pour conclure de manière encore plus légère, qui soutiens-tu
    dans le championnat anglais&nbsp;?&nbsp;</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">Je ne suis pas un
    fanatique de foot. Je suis football, mais plus sur la console.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Avec quelle équipe tu joues
    alors&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">(Avec un air
    déterminé) Barcelone.</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">Or&nbsp;: Pas d’Arsenal&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b><span style="font-family: Arial;">DZ&nbsp;:</span></b> <span style="font-family: Arial;">Si ça m’arrive.
    Parfois Arsenal, parfois Manchester United, ou Chelsea…</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">Law-Ik</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">Michaël Ben Zakoun</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoListBullet" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-family: Arial;">avec Urbantribune.fr<br></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 09 Feb 2010 13:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c21ee200e9adea50d17079ee91c52e6c</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-interview-dizzee-rascal-44588174-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[DJ Premier sur Orbeat]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-dj-premier-sur-orbeat-on-a-parle-a-la-legende-new-yorkaise--39180439.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">EXTRAIT DU MAGAZINE ORBEAT ENCORE DISPONIBLE</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: Arial; font-weight: normal; font-size: 24px; white-space: pre;">On a parlé à la légende new-yorkaise...<br></span><br>
    Génial Producteur, virtuose des platines, et moitié indispensable du groupe Gangstarr, DJ Premier (Primo pour les intimes) a incendié la planète hip-hop grâce à des bombes comme <span style=
    "mso-bidi-font-style: italic;">“Full Clip</span>”, “<span style="mso-bidi-font-style: italic;">Nas is Like</span>”, <span style="mso-bidi-font-style: italic;">“Unbelievable</span>” ou
    <span style="mso-bidi-font-style: italic;">“Outta Here</span>”<span style="mso-bidi-font-style: italic;">.</span> Forcément, on est un peu anxieux au moment de rencontrer la légende.</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><br>
    <img class="DrteTexte" height="448" width="300" src="http://idata.over-blog.com/2/72/10/70/dj-premier.jpg">Orbeat&nbsp;: Primo, tu tournes beaucoup pour des shows dans le monde entier. On connait
    ton travail en studio, tes prods, notamment pour Gangstarr (Primo &amp; Guru) ont fait le tour du monde. Mais que peux-t-on attendre d'une de tes performances live ?<br>
    <span style="font-weight: normal;"><strong>Primo&nbsp;:</strong> Du bon son, du scratch millimétré et de la technique. Je veux juste que le public en ait pour son argent. Tu as payé pour me voir,
    tu ne le regretteras pas. Ce n'est pas juste je pose un skeud et j’attends que le temps passe. J'emmène les gens dans un voyage et je veux être certain qu'ils restent avec moi tout au long de mon
    <em>set</em>.<strong>&nbsp;</strong></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Or&nbsp;: On remarque un tournant à partir du quatrième album de Gangstarr, «&nbsp;Hard to Earn&nbsp;»</strong> <strong>(1994)<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">. Ton son est plus
    sombre, un peu moins jazzy…<br>
    <span style="font-weight: normal;"><strong>Primo&nbsp;:</strong> A l'époque tout le monde collait des samples de James Brown sur les beats. Je me suis dit qu'on pouvait trouver d'autres
    sonorités. Je suis allé chercher du côté du jazz. Alors tout le monde a dit «&nbsp;<em>c’est du jazz-rap</em>». Mais pour moi c’était juste du hip-hop. Au bout d'un moment, cette étiquette a
    commencé à agacer Guru. Je lui ai dit «&nbsp;<em>Tu sais quoi ? Montrons leurs qu'on peut être les meilleurs avec n'importe quel type de son&nbsp;</em>». Alors j'ai commencé à dépouiller mes
    beats et à inclure des sonorités plus “spaces“ et plus sombres, notamment sur «&nbsp;Hard to Earn&nbsp;».</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Or&nbsp;: Selon toi, quel autre producteur a vraiment révolutionné le hip-hop ?<br>
    <span style="font-weight: normal;"><strong>Primo&nbsp;:</strong> Je pense qu'il faut reconnaître la force de Kanye West. A une époque où tout le monde commençait à faire des beats avec des
    synthés, il s’est réapproprié les samples d’une manière admirable. Avec Gangstarr nous avions participé à l’<em>Electric Circus Tour</em> de Common, en 2002. Kanye nous a rejoints. Tu vois
    comment il est aujourd'hui ? Dis-toi qu’à l'époque il avait déjà la même assurance. Là, il me balance : «&nbsp;<em>Mec je vais faire un album et il sera double disque de <span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>platine !</em>&nbsp;». Je me suis dis «&nbsp;<em>damned, ce mec est gonflé&nbsp;!&nbsp;»</em>. Puis il sort l’album «&nbsp;<em>The College
    Dropout&nbsp;»</em>&nbsp; et on connaît la suite. Timbaland est aussi très bon. Mais Kanye, lui, arrive à chaque fois à nous surprendre avec le choix de ses samples et la manière dont il les
    utilise. Il a un niveau de créativité qui le place à part.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Or&nbsp;: Dans le titre&nbsp;“<em>It's Mostly the Voice“,</em> Guru lâche: «&nbsp;<em>It's Mostly The Voice that gets you up, it's mostly the voice that makes you buck&nbsp;</em>» (C'est
    avant tout la voix qui te fait décoller, c'est elle qui te fait vibrer). Plus que la technique d'un MC, c'est le timbre de la voix qui retient votre attention, à toi et à Guru ?<br>
    <span style="font-weight: normal;"><strong>Primo&nbsp;:</strong> La voix m'inspire. Elle m’oriente dans mes choix d’instruments et de beats. Je ne suis pas insensible à la technique et à
    l'attitude d'un MC, mais la voix, c'est vraiment ce qui me donne le déclic. C'est pour ça que je suis fan de Blaq Poet (l’un de ses protégés actuels Ndr), il a un timbre de malade. Idem pour Nas,
    Rakim, Krs-One et bien sûr Guru, avec lesquels j’ai pris le plus grand plaisir à travailler. Eux et quelques autres, comme 2pac, Jay-Z ou B.I&nbsp;.G ont, ou avaient tous une voix unique.
    D'autres MCs ont de la technique mais ne te feront pas décoller, parce qu'ils n'ont pas cette voix qui les distingue.&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Or : Quels sont tes projets ?<br>
    <span style="font-weight: normal;"><strong>Primo&nbsp;:</strong> L’album de Blaq Poet sort sur mon label (Year Round Record Ndr). Je l’ai concocté avec beaucoup de soin. C’est un rappeur
    prodigieux et vraiment hardcore. Quant à moi, rassures-toi, je ne suis jamais bien loin.</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="mso-spacerun: yes;">Propos receuillis par&nbsp;</span>Jean Berthet<br>
    Photo, Augustin Legrand&nbsp;</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Nov 2009 14:33:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6d87538ab406f3f66c5b7135fcc02123</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-dj-premier-sur-orbeat-on-a-parle-a-la-legende-new-yorkaise--39180439-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Grandmaster Flash, Bronx Globe-Trotter]]></title>
        <link>http://www.orbeatmagazine.com/article-grandmaster-flash-bronx-globe-trotter-37493900.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><img width="246" src="http://idata.over-blog.com/2/72/10/70/2627714160_e1eb1e116f-1-.jpg" height="367" class="GcheTexte">Placé sous le signe de l’universalité du hip-hop, le dernier album
    de Môssieur <a href="http://www.grandmasterflash.com/">Grandmaster Flash</a> s’appelle « The Brigde ». Orbeat s’est payé le luxe d’une brève rencontre avec le pionnier !<br></strong><br>
    <strong>Orbeat : Vous avez déclaré que « The Bridge » témoigne de ce que vous avez vu et entendu du hip-hop à travers le monde. Quel pays vous a le plus impressionné ?</strong><br>
    <strong>Grandmaster Flash :</strong> Ils m’ont tous impressionné à vrai dire, j’ai vraiment appris quelque chose de nouveau dans chaque pays où je suis passé. Que ce soit l’Espagne, la France,
    l’Allemagne, l’Angleterre, le Japon…<br>
    <br>
    <strong>Orbeat : « The Bridge » offre aussi un aperçu du hip-hop africain, avec la prestation du rappeur sénégalais Abass sur le très international “We speak hip hop”…</strong><br>
    <strong>G.F :</strong> Il est probablement le petit plus de mon album… Il est différent des autres MC’s. Très calme, avec un message vraiment sérieux. Son timing est différent également. En fait
    son passage est mon favori sur ce track (sourire), j’aime beaucoup son flow et sa façon de rentrer dans le morceau.<br>
    <br>
    <strong>Orbeat : Et que pensez-vous de la scène française ?<br>
    G.F :</strong> Voilà ce que j’en sais :&nbsp;les français ont un bon délire, ce que vous faites est cool, mais vous donnez l’impression de soutenir vos artistes avant tout. C’est difficile pour
    quelqu’un comme moi de passer à la radio par exemple…<br>
    <br>
    <strong>Orbeat : Y-a-t-il un message derrière le morceau “Those Chix” avec Byata, Princess Superstar et Hedonis Da Amazon ?</strong><br>
    <strong>G.F :</strong> Comme dans tout ce que j’écris. Mais là c’était plus une question de feeeling. Au moment de boucler l’instru, le choix d’inviter ces trois rappeuses s’est imposé de
    lui-même. Comme si la musique que j’avais composée appelait ces trois femmes. Trois façons de rapper, avec l’air de dire « Hey, nous pouvons aussi balancer comme les mecs, voilà ce que ça donne…
    ». C’est un morceau festif, limite pop, un peu ego trip. Et je crois que ça rend bien (sourire).<br>
    <br>
    <strong>Propos recueillis par Thomas Fédérici</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Oct 2009 23:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0de166d27586e2a23c958bb2eb013a88</guid>
                <category>Interviews</category>        <comments>http://www.orbeatmagazine.com/article-grandmaster-flash-bronx-globe-trotter-37493900-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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